LA FETE DE CRESSY A EU LIEU

Quelle belle journée ! Les fourmis ont à nouveau eu énormément de chance avec le temps, elles ont toujours le nez fin ! D’ailleurs, elles sont devenues de vraies légendes auprès des 2 mairies. A chaque fois, les conseillers administratifs leur font la remarque du bon choix de la date.
Dès 7h30 du matin, elles sont sur la place du terminus du bus à faire virevolter les tentes, déplacer les tables, orienter les bancs, disposer les vaubans, ajuster les panneaux d’affichage, tourbillonner les lots de la tombola, prendre de l’ampleur aux ballons, assembler l’électricité, guider les manèges, accompagner les différents stands de jeux, ligoter les multiples affiches, embellir la table de l’apéritif, aménager la buvette et encore tant d’autres activités. Enfin bref, elles organisent tout l’espace. Et dire qu’elles ne sont que 7 pour tout ça ! Ce sont de vraies héroïnes, il faut le dire haut et fort !
Bon elles se font quand même aider pour les gros travaux de portage par les jeunes sous la houlette des travailleurs sociaux hors murs du BUPP. Sans eux, les fourmis auraient dû faire une nuit blanche pour tout mettre en place. Vive la jeunesse !
Quelques personnes intriguées tournicotent autour de cette effervescence. Un petit bout de chou a attiré une des fourmis. A même pas 3 ans, sa passion pour l’électricité est incroyable. Il allait vers tous les appareils et suivait tous les fils électriques. Après avoir fait le « tour du propriétaire », il a été rassasié. Un peu plus tard, la fourmi l’a retrouvé en train de faire dessiner à son papa des ampoules et des fils. Elle a trouvé le futur électricien de l’association ! Elle est très contente d’avoir fait cette découverte, car l’actuelle fourmi électricienne est un peu dépassée. Heureusement que son cher et tendre époux a cette formation en poche, il est sans arrêt appelé à la rescousse. Cette fois-ci le stotz d’un panneau électrique avait juste eu l’envie de se reposer, il a redressé la tête seulement grâce aux doigtés experts du professionnel. Mais jusqu’à ce que ce petit atteigne un certain âge, la fourmi électricienne va devoir assumer ! Allez, allez, fourmi écrivain ne sois pas si sarcastique ! La fourmi électricienne fait un magnifique job qu’elle remplit avec calme, bonne humeur, courage et beaucoup de doigté. Il faut vraiment l’encourager, car quand on n’y connaît rien en électricité s’occuper de ce poste est vraiment compliqué ! Pour se simplifier la vie elle a fait travailler son cerveau qui lui a pondu un plan électrique pour chacune des manifestations. Il n’y a plus qu’à suivre les indications, fastoche !
Les ballons sont en train de prendre toute la place dans la Luciole pendant que les petits attendent patiemment dehors que l’heure sonne pour les leur mettre aux poignets. Oh malheur quelques ballons se dégonflent déjà ! La poigne des jeunes s’occupant de ce travail n’a pas été assez forte pour faire un nœud bien hermétique. Mais ce n’est pas grave, il y a 200 ballons et environ 150 bouts de choux, donc tout le monde a trouvé chaussure à son pied.
Pendant ce temps, les adultes « taillent la bavette » autour du verre de l’amitié.
A midi, la fourmi speakerine a clamé haut et fort « que la fête commence ! » et tous les ballons ont pris leur envol. C’était joli de voir toutes les couleurs se mélanger et s’éloigner dans le ciel.
A côté d’une des fourmis un garçon était en pleurs. Son ballon n’a pas voulu s’envoler, l’hélium avait pris la poudre d’escampette. L’année prochaine, il sera privilégié et pourra en prendre deux ! Encore faut-il que la fourmi se souvienne de sa frimousse, car elle vieillit et elle commence à oublier certaines choses. Lui heureusement se rappellera sûrement de son visage et viendra lui tirer les antennes.
La musique commence à égrener ses sons pendant que les gens goûtent aux excellents plats asiatiques, aux hot-dogs, aux crêpes et aux pâtisseries. Ils s’agglutinent sous les tentes, car le soleil est bel et bien présent avec ses rayons chauds.
Les attractions ont commencé gentiment, mais plus le temps passe plus les files d’attente s’agrandissent. Heureusement, la variété et la quantité étant très grande les enfants peuvent papillonner d’un endroit à l’autre et profitez des occasions où les files sont plus petites.
La fourmi en charge des animations a craint pour le maquilleur, car elle a reçu un coup de fil de son remplaçant qui était encore à la gare à l’heure où il aurait dû commencer son atelier. Allait-il réussir à trouver notre quartier ? Ouf, elle le voit poindre le bout de son nez 30 minutes plus tard. Le temps d’installer son stand et le voilà à oeuvrer sur les frimousses des petits loups du quartier.
Les jeux géants de la ludothèque ont captivé grands et petits. Les animatrices n’ont pas eu grand-chose à faire. Les parents se sont pris au jeu et ont profité de ce moment pour être à cent pour cent présents pour leurs chérubins. Aucun des jeux n’a eu un moment de répit, ils ont été littéralement envahis.

Le triporteur a aussi apporté son lot de jeux et a ravi les enfants. C’est fou tout ce que peut contenir cet engin !
Les bricolages proposés par l’Accueil Familial de Jour ont aussi bien séduit les petits ainsi que les plus grands. Ils ont aussi eu l’occasion de se rafraîchir en jouant au jeu de la chasse au canard.
Un spécialiste de la peinture avec du sable a proposé son art, ce qui a donné de jolis tableaux d’animaux, de fleurs et de mots « maman je t’aime ». Trop chou ! Une des fourmis est devenue nostalgique pendant un moment, car ses enfants sont trop grands pour lui offrir de jolies œuvres telles que celles-là.
Le clown des Acrobats proposent une activité bien compliquée : monter et avancer avec un monocycle. Une des fourmis a essayé, mais a très vite abandonné en argumentant qu’elle était attendue au stand de la tombola qui ne désemplit jamais. Tout au long de la journée les gens viennent essayer y gagner un lot. Il y en a tellement qu’ils finissent tous par avoir quelque chose. Et si ce n’est pas le cas, les fourmis ont une caisse magique avec des lots de consolation. Les participants ont aussi l’occasion d’estimer le poids d’un panier rempli de bonnes choses à manger, eh oui, c’est la fourmi la plus gourmande qui l’a garni. Cette année le poids a été largement surestimé. La personne qui a gagné a été stratégique et s’est dit qu’elle allait mettre un poids bien différent de tout ce qui avait été marqué. Elle a eu raison, la stratégie a été payante.
Les attractions eux fonctionnent non-stop. Le rodéo fait tournicoter, les trampolines élastiques font virevolter, le petit manège fait tourbillonner, le château gonflable fait sauter et le mur de grimpe rend les mamans nauséeuses en voyant leurs enfants tout en haut.
La salle de gymnastique résonne de bruits de ballons shootés par des pieds footballeux sous la direction du BUPP. Même pas peur de la chaleur, 30 joueurs se sont confrontés dans un tournoi.
La vue en prend aussi pleins les mirettes avec la démonstration de danses latines de Carlito et les clip-dance de Made for You. Cela se déhanche, saute, tourne et balance au son de la musique rythmée et endiablée. Les spectateurs participent en tapant des mains. Les fourmis sont comblées de voir un tel entrain.
Puis cela se calme et l’écoute prend la place. Des jeunes musiciens et chanteurs se succèdent pour proposer leur musique sous le regard bienveillant de leur professeur Paco Soto. Les notes sortent de leur bouche et de leur instrument avec une facilité déconcertante.
Cette journée préparée des mois à l’avance est la fierté des fourmis. Il arrive que malheureusement une seule personne anéantisse ce sentiment. Une des fourmis a croisé un habitant du quartier qui trainait entre les stands depuis le matin, mais sans donner un seul coup de main, qui lui a dit « je trouve qu’il y a beaucoup moins de choses que l’année passée ». La fourmi a été prise de court et ne lui a pas proposé de venir donner un coup de main pour qu’il puisse y avoir encore plus. Mais ce que cette personne ne s’est pas rendu compte c’est tout ce que les fourmis font pour offrir cette journée, car des manèges à 1Fr, des activités gratuites et des aliments très abordables au niveau prix ne se trouvent pas à tous les coins de rue. Cette fête est bien sûr déficitaire au niveau du budget, mais grâce au travail effectué lors des Rencontres Musicales et du vide-grenier le budget annuel remonte des chiffres rouges.
Heureusement que cette fourmi a croisé d’autres personnes qui ont toutes dit que c’était une fête très réussie ! La voilà reboostée à fond !
Les fourmis n’ont pas vu le temps passer, mais il est 18h et il faut songer à tout ranger.
Cette année a été riche en nouveautés, quelques personnes au lieu de tranquillement rentrer chez eux ont apporté leur aide. Merci pour cette solidarité toujours la bienvenue et grandement appréciée !
Vivement la Fête 2018 qui aura lieu le 23 septembre, même lieu mêmes heures, mêmes fourmis mais autres activités !

MATINEE NETTOYAGE A EU LIEU

Le jour de la Fête des Mères, le 14 mai, les fourmis orange ont été prises de frénésie et ont tout mis en place pour la matinée nettoyage. Mais qu’est-ce qui leur a pris ? Elles auraient dû être en train d’apprécier un bon petit-déjeuner préparé par leurs enfants. Mais comme elles sont futées, elles avaient discrètement suggéré à leurs chérubins de les fêter la veille. Elles étaient donc toutes requinquées par l’amour de leurs petits.

A 10h, les enfants sont arrivés en courant accompagnés de leurs parents. Certains avaient le sac poubelle qu’une des fourmis avait agrafé sur le flyer que les enseignants leur avaient distribué. Il y en a quand même eu 350. Et les autres qui venaient les mains vides, mais pas pour longtemps. Les fourmis avaient mis des sacs poubelles à disposition. Ils se sont rapidement remplis au gré de la ballade dans le quartier.

Comme chaque année, la prime est revenue aux mégots de cigarette et aux crottes de chiens. Malheureusement, cela montre bien que certains fumeurs et propriétaires de chiens n’ont pas encore pris conscience du risque de pollution. Ceci pour les mégots, car ils mettent entre 1 à 2 ans pour se dégrader et surtout ils polluent 500 litres d’eau. Quand on sait que l’être humain boit 2 litres d’eau par jour, cela revient à  250 jours d’eau polluée ingérée. Bon ben quand même « Maurice, tu pousses le bouchon un peu loin » ! L’eau est aussi utilisée pour les douches, les machines à laver… Donc la pollution a « bon dos ». Malgré cette remarque, c’est indéniable, cela pourrait s’améliorer. Quant aux crottes de chiens, ils ont le mérite de ne polluer que les sens olfactifs des humains et les chaussures de ceux qui marchent dessus. De plus les crottes font de l’engrais.

Les « éboueurs » ont aussi ramené quelques objets étranges : un tapis qui avait atterri dans les bois, un parapluie qui avait déjà bien servi et qui d’ailleurs ne pouvait plus servir tellement il était cassé, un ballon qui a été heureux de pouvoir être réutilisé de suite et une batterie de voiture pour qui le bilan de pollution bat tous les records.

Tout le monde a pu se revigorer avec un croissant, un morceau de cake, une pomme et des boissons.

Puis place nette a été faite au bricolage. Un artiste de peinture sur sable est venu pour faire profiter les enfants comme les grands de son art. Les adultes ont créé un dessin sur une plaque en bois puis les enfants ont colorié ce dessin avec du sable coloré. Ils avaient une large palette de couleurs à disposition. Cette activité a été très appréciée. C’est magique de voir apparaître le dessin petit à petit. Réjouissez-vous ce peintre reviendra pour la Fête de Cressy.

Il est midi et c’est l’heure de rentrer manger. Chaque maman repart avec une rose. Eh oui, les fourmis avaient eu envie de mettre la maman en avant ! Elles repartent donc comblées en ce joli jour ensoleillé du mois de mai.

A chacun de nous de préserver notre quartier, de respecter notre environnement en adoptant un comportement responsable au quotidien !

VIDE-GRENIER 2017 A EU LIEU

Vive le vide-grenier ! Voilà l’expression qui est venue à l’esprit des petites fourmis orange après cette magnifique journée du 9 avril. Ce vide-grenier 2017 a eu lieu sous le signe de la convivialité, de l’amabilité, de l’entraide et de la bonne humeur.

Les jeunes sous la houlette du BUPP ont fait leur apparition à 7h30 précise. Malgré ce lever matinal, ils ont mis la main à la pâte et ont installé toutes les tables sous le préau couvert. Ils y ont gagné un peu cette année, il n’y en a eu que 19 au lieu des 24 les précédentes années. Ils ont aussi installé les tables de la buvette, Et là, aïe, aïe, aïe ils ont dû faire travailler leurs « biscoteaux », car ces tables sont stockées à l’étage inférieur de l’école. De plus, ce sont des antiquités et sont donc très lourdes. Nous pourrions essayer de les vendre l’année prochaine, qui sait, elles datent peut-être d’avant-guerre ! Et youpie l’AHC deviendrait riche, les fourmis n’auraient plus besoin de travailler sur d’autres manifestations pour récupérer quelques deniers afin d’offrir aux habitants du quartier de belles fêtes.

Redescendons de ce beau nuage et voyons ce qui se passe là présentement.

Il est 8h30 et la file d’exposants s’allonge pour récupérer le ticket magique qui leur permettra de prendre leur table réservée. Mais cet endroit si convoité n’ouvre qu’à 9h. Certains en profitent pour venir acheter un croissant et un café à la buvette qui, elle, est ouverte. D’autres râlent, car la file d’attente s’accroit et que les fourmis jouent aux fainéantes. C’est ce que ces gens pensent. Mais bien sûr que non, elles font simplement de la méditation afin de n’écouter que les personnes ayant des remarques constructives. Grâce à cet état, elles arrivent à expliquer que Cressy se trouve dans un quartier résidentiel et que les habitants ont droit au calme un dimanche matin, 9h étant suffisamment tôt. De plus, les jeunes ayant fini plus tôt que prévu leur labeur, sont allés reprendre des forces au tea-room et reviennent à 9h vu que c’est cette heure qui a été choisie pour l’ouverture. C’est eux qui vont donner les tables et bancs aux exposants.

Finalement cette grande file s’est très vite résorbée, car à 9h30 toutes les tables ont trouvé preneur. Dans la queue, deux dames ont dit à une des fourmis que c’était à son tour et elles insistaient vraiment jusqu’à ce que l’une d’elle disent : « c’est drôle votre tee-shirt et votre casquette sont de la même couleur que le bon de retrait de la table ». Eh oui, les fourmis ont donné la voix à une seule couleur et donc déclinent tout en orange.

Et là comme la fourmi l’a dit aux « impatients », le quartier se réveille sous le bruit des chariots remplis d’objets qui crissent sur l’asphalte du préau.

C’est beau de voir un stand se monter, se mettre en valeur. Chaque exposant met des priorités différentes dans la présentation de son stand. Il y en a qui mettent une jolie nappe sur leur table, certains qui posent moins d’objets pour que ceux présents soient plus admirés et d’autres qui misent plutôt sur la parole pour attirer l’acheteur. A chacun sa technique.

A 10h, les acheteurs arrivent et tournicotent dans les stands. Ils repartent avec des sacs remplis d’habits, de livres, de jeux, de vaisselle et de beaucoup d’autres affaires.

Une des fourmis férues de « vieilleries » comme diraient ses filles, a déniché un bel objet. Elle sillonne les brocantes en vacances de long en large pour trouver un chouette objet à rajouter dans sa collection, et là elle en découvre un à côté de chez elle. Incroyable, en voilà une heureuse comme un pape !

Les autres fourmis ont d’autres objectifs.

Il y a les policières qui sillonnent le préau afin de vérifier que des exposants ne se soient pas trop étendus autour de leur table, que des exposants n’aient pas rajouté une table personnelle sans payer l’espace en conséquence et que des vendeurs « sauvages » ne se soient pas installés. Vers la mi-journée une personne a installé un tapis par terre avec pleins d’affaires dessus. Il a dit qu’il a fait de cette manière, car personne ne lui avait donné une table. Les fourmis policières rentrées en action ont dû prendre patience, car il a finalement débarrassé ses affaires, mais à la vitesse escargot. Elles ont aussi dû discuter avec un exposant qui avait acheté un objet sur un autre stand en marchandant une grosse baisse de prix et qui le revendait sur son étal. A l’aide du règlement, elles ont pu l’obliger à enlever cette marchandise. Elles pensaient être tranquilles pour la journée jusqu’à ce que des jeunes lancent des bombes à eau depuis le toit d’un immeuble sur les personnes qui se tenaient près de la buvette. Elles ont piqué un sprint pour les attraper et discuter avec eux.

Il y a aussi la fourmi en charge de vérifier que les parkings s’autogèrent. Elle a enfourché son vélo plusieurs fois dans la journée pour aller au parking des Evaux ainsi qu’à celui de la place du terminus du bus. Elle a pu constater que celui des Evaux a accueilli des voitures toute la journée. Mais était-ce que pour le vide-grenier ? Cela elle ne le saura pas, mais au contraire des années sans ce parking, le quartier a été moins envahi par le parcage sauvage. Les gens s’étant garé sur la place ont été très fair-play et logique, personne n’a coincé personne.

En premier lieu, la police municipale aurait voulu qu’une personne filtre le parking des Evaux, mais ceci était juste impensable au niveau des personnes disponibles. De plus quelle légitimité aurait pu donner la fourmi pour empêcher une personne de s’y garer ? Ouf, après « parlementation » la police a reculé devant leur demande.

Il y a la fourmi qui s’est fait poser un lapin. Elle avait rendez-vous avec le gardien des Evaux pour l’ouverture du parking. Au lieu de cela, elle s’est retrouvée à poireauter durant 20 minutes devant la barrière qui était déjà ouverte. Après un appel au gardien, ceci s’est révélé être un malentendu entre lui et la police. Tout est bien qui finit bien ! Enfin c’est ce que les fourmis pensaient. A 19h30, la fourmi cycliste a pédalé jusqu’au parking afin de vérifier que celui-ci soit vide de voitures, car le gardien descendait la barrière à 20h. Elle découvre avec horreur que 5 voitures étaient encore tranquillement en train de prendre du bon temps dans le « pré » ! Malgré un panneau à l’entrée qui indiquait que le parking ferme à 18h. Deux couples arrivant à ce moment, la fourmi les interpelle. Ils avaient oublié d’ouvrir leurs yeux et de lire l’heure de fermeture. Pour eux qui avaient un pique-nique aux Evaux c’était l’aubaine du siècle de trouver aussi rapidement où poser leur carrosse. Avec ces deux voitures parties il en reste encore trois. Le gardien appelé avec le portable n’est pas stressé, car il avait prévu de descendre la barrière à 21h. Et il a dit que « d’ici là tout le monde aura regagné ses pénates ». Ce dernier petit souci a été réglé vite fait !

Il y a les fourmis qui s’occupent de la buvette. Et là une des fourmis a eu un gros coup de chaud la veille du vide-grenier, elle avait tout simplement oublié de passer la commande pour les saucisses des hot-dogs. Heureusement que le grand magasin d’alimentation se trouvant aux Vernets a toujours des stocks en suffisance. Mais ces saucisses étant un peu plus petites que les habituelles prises chez le boucher de Bernex, les marques pour couper le pain ont donc dû être modifiées pour adapter la taille du pain à celle des saucisses. C’est qu’elles ont tout réglé au millimètre ces fourmis !

Lors de la préparation la veille, une des fourmis s’est rendu compte que les pompes utilisées  dans les pots pour le ketchup, la moutarde et la mayonnaise avaient rendu l’âme. Elle a couru en acheter d’autres, mais ce n’était pas le même modèle. Sa nuit a donc été perturbée par des cauchemars aux couleurs rouges, brunes et blanches enfermées dans un tube en plastique.

C’est cela la vie des fourmis, s’adapter au gré des situations impromptues et des changements de dernière minute avec toujours le sourire et l’envie de bien faire malgré qu’elles se retrouvent en nombre restreint pour tout organiser.

Il y a la fourmi qui s’occupe de la caisse qui par moment a eu des sudations en se demandant si elle allait avoir assez de monnaie. Oui cela a bien fonctionné. Cette année, énormément de gens en avaient et ne venaient pas avec des gros billets. Malheureusement, elle a dû refuser de faire de la monnaie aux exposants qui n’en avaient pas prévu.

Toute la journée crêpes et hot-dogs ont cuit à la buvette grâce aux bénévoles ayant répondu à l’appel au secours. Cette année la jeunesse a été largement représentée. C’est chouette de voir qu’elle est aussi investie dans le bénévolat.

Les gâteaux fabriqués par les fourmis et quelques bénévoles ont été avalés tout rond tellement ils étaient bons. Dorénavant, les fourmis n’auront plus besoin d’en acheter, les faits maison ont le vent en poupe !

La journée n’est pas finie, les exposants et les fourmis ont à ranger toutes leurs affaires. La camionnette de l’association Carrefour-Rue arrive et les gens viennent apporter leurs invendus. Des affaires utiles sont déposées, mais aussi du chenil ce que cette association refuse. Les personnes ne désirant pas ramener certaines affaires les déposent donc à côté de la déchetterie de l’école. Lorsqu’elles sont interpellées par les fourmis, elles répondent tout simplement qu’elles ne savent pas comment les ramener chez elles. Mais comment ce matériel s’est-il déplacé jusqu’à Cressy ? Les fourmis vont avoir à éclaircir un grand mystère. Elles vont pour ce faire se transformer en inspecteur Colombo et donneront la réponse l’année prochaine.

Les tables et les bancs réintègrent leur emplacement sur les chariots. Les jeunes sont à nouveau présents pour aider les exposants. Youpie les fourmis ne seront pas cassées en deux le lendemain.

19h tout est bâché, les fourmis peuvent rentrer. Elles sont heureuses, car cette journée a été riche en rencontres et a permis au quartier de s’animer un peu plus qu’habituellement.

Cette manifestation a vraiment sa raison d’être dans notre beau quartier.

Vivement le 29 avril 2018. Les fourmis concocteront cette manifestation avec leur bonne humeur légendaire. Gardez donc vos affaires qui ne vous sont plus utiles dans un coin.